Délai de rétablissement après une prothèse de hanche : combien de temps faut-il pour récupérer ?


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Délai de rétablissement après une prothèse de hanche : combien de temps faut-il pour récupérer ?
Délai de rétablissement après une prothèse de hanche : combien de temps faut-il pour récupérer ?

La pose d'une prothèse totale de hanche est aujourd'hui bien maîtrisée. Chaque année, elle est pratiquée chez des dizaines de milliers de personnes en France. Le plus souvent, elle vise à soulager une arthrose importante de la hanche.

Mais une question revient systématiquement : combien de temps faut-il pour un rétablissement complet ? Entre la sortie de l'hôpital, la convalescence et la reprise des activités du quotidien, le délai peut varier.

Découvrez dans ce guide, tout ce qu’il faut savoir sur le rétablissement après une prothèse de hanche.

En bref

  • La durée moyenne d'hospitalisation après une prothèse de hanche est de 3 à 4 jours, mais peut varier de 24 heures à une semaine selon l'état de santé du patient.
  • Les premières 24 heures post-opératoires incluent un accompagnement par un kinésithérapeute pour aider le patient à se lever et à marcher avec un déambulateur ou une canne.
  • Le retour à domicile peut être marqué par une fatigue persistante, rendant nécessaires des aides pour des gestes quotidiens simples.

Combien de temps dure l'hospitalisation après une prothèse de hanche ?

Après l’intervention, les patients restent quelques jours à l’hôpital, sous surveillance médicale. 

Quelle est la durée moyenne d'hospitalisation ?

Après la pose d'une prothèse de hanche, la durée de l'hospitalisation est de 3 à 4 jours en moyenne.

Elle peut toutefois varier de 24 heures en chirurgie ambulatoire à une semaine, selon l'état de santé du patient et l'apparition d'éventuels problèmes post-opératoires. 

Tout au long du séjour, les équipes soignantes s’assurent que la cicatrisation évolue bien, préviennent les complications (infections, phlébites) et préparent la sortie. 

La date de sortie est fixée au cas par cas par le chirurgien orthopédiste. Pour cela, il évalue plusieurs critères : l'âge du patient, ses antécédents médicaux et le soutien dont il dispose à la maison. 

 


Quelles sont les différentes étapes du rétablissement après une prothèse de hanche ?

Voici ce que vivent semaine après semaine la plupart des personnes après leur opération.

 Rétablissement après une prothèse de hanche, semaine après semaine - Infographie Retraite Plus

 

Les premières 24 heures : les premiers pas 

Le jour de la chirurgie ou le lendemain, un kinésithérapeute accompagne le premier lever et les premiers pas. La personne opérée s’appuie alors sur un déambulateur ou une canne anglaise.

La sensation est souvent celle d'une jambe lourde et engourdie. La douleur est à ce moment là réduite par les antalgiques. Beaucoup de personnes sont surprises de pouvoir se tenir debout aussi vite après l'intervention.

L'objectif de l'équipe soignante est clair : remettre la personne en mouvement le plus tôt possible pour permettre un bon rétablissement.

 Vous pouvez généralement :

  • - Marcher quelques pas avec de l'aide

  • - Vous asseoir au bord du lit

  • - Recevoir la visite du kinésithérapeute

 
 C'est normal si :

  • - Vous avez encore mal malgré les antalgiques

  • - Vous vous sentez très fatigué(e)

  • - La jambe semble lourde ou engourdie



Les premiers jours : un retour progressif d’autonomie

Dans les jours qui suivent, la marche peut marcher un peu plus longtemps, mais toujours avec des cannes.
À partir du 2ème et 3ème jour, beaucoup de patients parviennent à monter quelques marches d'escalier.
Dès lors que la personne peut se lever, se déplacer et s'habiller avec une aide minimale, une sortie peut être envisagée.
L'équipe s’assurera aussi qu’elle est apte à monter dans une voiture avant d'autoriser le retour à la maison.

 

 Vous pouvez généralement :

  • - Marcher jusqu'aux toilettes, seul(e) ou avec une canne

  • - Vous asseoir et vous lever d'une chaise haute

  • - Monter quelques marches accompagné(e)

 C'est normal si :

  • - Vous avez besoin d'aide pour vous habiller

  • - La fatigue revient vite après un effort


Les deux premières semaines : à quoi s'attendre une fois chez soi ?

De retour à la maison, la fatigue reste le symptôme le plus marquant, parfois plus gênant que la douleur elle-même. Les gestes simples comme se doucher, enfiler ses chaussures ou préparer un repas, nécessitent encore de l'aide ou des astuces comme l'enfile-bas ou la pince de préhension.
Les convalescents peuvent également rencontrer des troubles du sommeil parce qu’il leur est parfois difficile de trouver une position confortable.

Les séances de kinésithérapie débutent ou se poursuivent plusieurs fois par semaine, et les fils ou agrafes sont retirés autour du 12ème jour.


 Vous pouvez généralement :

  • - Vous déplacer seul(e) chez vous avec une canne

  • - Dormir à votre domicile

  • - Recevoir le kinésithérapeute à la maison

 C'est normal si :

  • - Vous êtes très fatigué(e) en fin de journée

  • - Vous avez encore besoin d'aide pour vous doucher

  • - Vous boitez légèrement


Entre la 3ᵉ et la 6ᵉ semaine : quels progrès sont attendus ?

Durant cette phase, la marche s'améliore nettement : beaucoup de personnes abandonnent une première canne, puis la seconde.
Les convalescents sont généralement aptes à sortir faire quelques courses, cuisiner debout plus longtemps ou monter un étage sans s'arrêter.

Autour de la 4ᵉ ou la 6ᵉ semaine, certains reprennent la conduite avec l’accord du spécialiste.
La douleur est également moins présente, même si des tensions peuvent persister en fin de journée.

 Vous pouvez généralement :

  • - Marcher sans canne sur de courtes distances

  • - Sortir faire quelques courses

  • - Envisager de reprendre le volant

 C'est normal si :

  • - Vous ressentez encore une gêne le soir

  • - Vous boitez légèrement de temps en temps


Entre 2 et 3 mois : que peut-on reprendre ?

La plupart des personnes marchent désormais sans canne ni déambulateur et sur de plus longues distances.

Elles peuvent généralement reprendre leur travail, à condition qu’il soit sédentaire. Elles sont également désormais capables de reprendre les sorties, loisirs et déplacements du quotidien.

Les sports doux, comme la natation ou le vélo, deviennent possibles.
Bien entendu, la prudence reste de mise, le temps que la hanche achève de se consolider complètement.

Vous pouvez généralement :

  • - Reprendre un travail sédentaire

  • - Sortir et vous déplacer librement

  • - Pratiquer une activité douce (natation, vélo)

C'est normal si :

  • - Certains mouvements restent encore inconfortables

  • - La confiance revient progressivement


Après 3 mois : la récupération continue-t-elle ?

Passé le 3ème mois, la majorité des personnes opérées a bien récupéré :  la marche redevient fluide, les douleurs et raideurs disparaissent.

Le renforcement musculaire, lui, se poursuit pendant plusieurs mois encore, jusqu'à 6, voire 12 mois après l’opération, pour continuer à renforcer la hanche.

Pour reprendre un travail physique ou une position debout prolongée, il faut généralement attendre 3 à 6 mois.

Chaque rétablissement garde ensuite son propre rythme.

 Vous pouvez généralement :

  • - Marcher normalement au quotidien

  • - Reprendre progressivement un travail physique

  • - Pratiquer la plupart des sports doux

 C'est normal si :

  • - Vous ressentez une gêne occasionnelle encore quelques mois

  • - Votre force musculaire progresse lentement



Pourquoi certaines personnes récupèrent-elles plus vite que d'autres ?

Le rythme de la récupération dépend de nombreux facteurs : 

- l'âge, 

- l'état de santé général, 

- la force musculaire avant l'intervention, le poids, 

- l’aménagement du logement,

- la présence d’un proche aidant,

- la présence d'autres pathologies. 

Si le patient souffrait d’une pathologie articulaire, comme une chondropathie non prise en charge, cela peut aussi ralentir le rétablissement.
Par ailleurs, une bonne récupération passe aussi par une bonne assiduité aux séances de kinésithérapie et par la qualité du professionnel qui les dispense. 

Deux personnes opérées le même jour n'auront donc pas forcément la même récupération : les délais présentés dans cet article sont à considérer comme des repères plutôt que comme des échéances fixes. Chaque situation évolue à son propre rythme.

 

Comment est gérée la douleur post-opératoire ?

Dès la sortie du bloc, l’équipe médicale administre au patient des antalgiques pour atténuer la douleur post-opératoire. Parfois de la glace peut également être appliquée pour diminuer l’inflammation.

La douleur diminue généralement de façon progressive au fil des premiers jours.

Des douleurs ou une gêne peuvent toutefois persister pendant plusieurs semaines, notamment lors des déplacements et des séances de rééducation.

N’hésitez pas à signaler toute douleur inhabituelle, trop intense ou persistante à l'équipe soignante. Cela permettra d’ajuster le traitement en cas de besoin et d'écarter tout problème de cicatrisation.

 

Quel est le rôle de la rééducation dans le rétablissement ?

Sans rééducation adaptée, le rétablissement fonctionnel de la hanche serait beaucoup plus long et incertain. 

Quels exercices de kinésithérapie sont recommandés ?

Votre kinésithérapeute vous proposera des exercices visant à renforcer les muscles autour de la hanche, à retrouver une certaine amplitude de mouvement et à vous aider à remarcher en toute confiance. Il tiendra compte pour cela de votre condition physique et de votre niveau de cicatrisation.

Les séances de rééducation incluent des mouvements de flexion et d'extension douce de la jambe, un travail d'équilibre, ainsi que des étirements progressifs.

Pratiqués régulièrement - y compris chez vous, entre deux rendez-vous - ces mouvements accélèreront nettement votre rétablissement et limiteront le risque de raideur durable.

Quel rythme et quelle durée pour les séances de kinésithérapie ?

Les séances de kinésithérapie débutent généralement dès l'hospitalisation, puis se poursuivent à raison de 2 à 3 séances par semaine pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon les besoins.

La durée totale de la convalescence varie de 1 à 3 mois en moyenne, parfois davantage pour les personnes plus âgées ou rencontrant des difficultés post-opératoires.

En lien avec le médecin traitant, votre kinésithérapeute adaptera progressivement le rythme des séances pour ne pas brusquer votre hanche.

Comment renforcer les muscles et la mobilité articulaire ?

L'objectif est simple : vous faire retrouver une marche fluide et naturelle, sans boiter.

Pour y arriver, la rééducation repose sur trois piliers :

- Renforcer les muscles des fesses et des cuisses pour bien maintenir l'articulation.

- Retrouver de la souplesse grâce aux étirements et à la marche au quotidien.

- Les soins complémentaires : si vous envisagez l'ostéopathie, parlez-en d'abord à votre médecin. Il est tout à fait normal de se sentir un peu courbaturé juste après une séance.

 

Quelles précautions prendre après une prothèse de hanche ?

Pour protéger la prothèse et limiter les risques, certains gestes et positions doivent être évités, notamment durant les premiers mois.

Quels mouvements éviter les premiers mois ?

Durant les 2 à 3 premiers mois, certains mouvements sont à proscrire pour éviter une luxation de la prothèse. Ces précautions s'assouplissent progressivement une fois la hanche bien consolidée, généralement après 3 mois.

Le spécialiste et le kinésithérapeute qui vous suivent vous recommanderont d’éviter de : 

- Croiser les jambes, assis ou allongé

- Plier fortement la hanche pour ramasser un objet au sol

- Vous asseoir sur un fauteuil ou des toilettes trop bas

- Tourner brusquement le buste, jambe fixe au sol

- Porter des charges lourdes ou faire un effort important

 

Après la pose d'une prothèse de hanche, les personnes âgées ont besoin d'aide pour effectuer des gestes simples comme monter dans une voiture.

Comment adapter son logement après une prothèse de hanche ?

Avant de rentrer chez vous, assurez-vous que votre logement est adapté à votre convalescence.
Parfois, quelques aménagements simples peuvent suffire à réduire considérablement le risque de chute : 

- retirer les tapis 

- installer une barre d'appui dans la salle de bain, 

- réhausser le siège des toilettes, 

- dégager les passages de circulation

- installer un lit ni trop bas ni trop haut pour faciliter aussi les transferts.

Ces adaptations sont souvent temporaires. Elles permettent de sécuriser le quotidien durant la convalescence et de gagner en indépendance plus rapidement.

Quelles aides techniques pour faciliter le quotidien ?

Pendant votre rétablissement, quelques équipements simples vous évitent de trop forcer sur votre hanche et vous aident à garder votre autonomie :

- Pour vous déplacer : un déambulateur ou des cannes pour sécuriser chaque pas.

- Pour vous habiller : un enfile-bas ou enfile-chaussettes pour éviter de vous plier en deux.

- Pour attraper un objet au sol : une pince de préhension pour tout ramasser sans vous pencher.

- Pour aller aux toilettes : un rehausseur de WC pour vous asseoir et vous relever sans effort.

Le bon réflexe : la plupart de ces matériels sont prescrits par votre médecin et peuvent être pris en charge par la Sécurité sociale.  


 

Quels risques surveiller après une prothèse de hanche ?

Bien que rares, certains risques post-opératoires doivent être connus pour être détectés et pris en charge rapidement.

Quels sont les risques post-opératoires ?

Comme toute chirurgie, la pose d'une prothèse de hanche comporte des risques, heureusement peu fréquents. Une fracture du col du fémur mal consolidée avant l'opération peut aussi compliquer le rétablissement chez certaines personnes âgées. Les principaux risques à surveiller sont :

- Une infection du site opératoire

- Une phlébite ou embolie pulmonaire

- Une luxation de la prothèse

- Une fracture péri-prothétique (plus rare)


Pour prévenir les risques et bien récupérer, quelques règles simples sont essentielles : vous remettre en mouvement le plus tôt possible, bien prendre vos médicaments anticoagulants et respecter scrupuleusement les conseils de vos médecins. 

 

Quand consulter son chirurgien orthopédiste ?

Même si tout se passe généralement bien, certains signaux doivent vous amener à demander un avis médical rapidement :

- En cas defièvre, de rougeur ou d’écoulement au niveau de la cicatrice car il peut s’agir d’une infection.

- En cas de douleur vive et soudaine, de sensation de prothèse instable, de bruit anormal ou d'impossibilité de poser le pied à terre.

- En cas de problème circulatoire pouvant se traduire parun gonflement important de la jambe par exemple.

En cas de doute, n'hésitez pas : contactez aussitôt l'équipe du chirurgien ou rendez-vous directement aux urgences.

 

Quelle est la durée de vie d'une prothèse de hanche ?

Grâce aux progrès des matériaux, les prothèses actuelles sont extrêmement solides.

La plupart des prothèses de hanche durent au moins 15 ans. Selon une vaste analyse publiée dans The Lancet, environ 89 % des prothèses étaient toujours en place après 15 ans et près de 70 % après 20 ans. À 25 ans, la proportion était d'environ 58 %. 

La longévité exacte varie selon les matériaux utilisés et votre rythme de vie au quotidien. Un simple suivi régulier avec votre chirurgien permettra de contrôler l'usure au fil du temps et d'anticiper en douceur si un changement devient nécessaire.

 

Où passer sa convalescence après une prothèse de hanche ?

Le choix du lieu de convalescence dépend de l'indépendance de la personne concernée, de son entourage et de ses besoins en kinésithérapie.

Rentrer chez soi avec une aide à domicile

Pour les personnes âgées en bonne santé et bien entourées, le retour à domicile est généralement privilégié. Une aide à domicile vient alors effectuer les tâches quotidiennes le temps de la convalescence et un kinésithérapeute se déplace pour les séances.

Différentes aides financières pour permettent de financer le maintien à domicile, notamment, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).


Lire aussi : Aide après hospitalisation : tout savoir sur l’ARDH pour les personnes âgées

 

Un séjour en centre de soins de suite : pour qui ?

Lorsque la personne vit seule, habite un logement difficile d'accès ou présente des besoins de rééducation plus importants, un séjour en centre de soins de suite et de réadaptation (SSR) est proposé.

Ce séjour dure entre 2 et 4 semaines en moyenne. Les personnes opérées y sont prises en charge par une équipe pluridisciplinaire : kinésithérapeute, ergothérapeute, médecin…

L’entrée en SSR est généralement organisée avant l'intervention, sur prescription du spécialiste, afin de réserver une place disponible dès la sortie d'hospitalisation.

 

Résidences seniors et EHPAD adaptés

Pour les personnes âgées plus fragiles ou déjà accompagnées au quotidien, la convalescence peut aussi se faire dans un cadre plus adapté : 

- En EHPAD pour les personnes âgées déjà fragilisées. Les résidents y bénéficient d’une prise en charge globale incluant l’hébergement, la restauration, les soins médicaux et l'accompagnement dans les gestes du quotidien.

- En résidence services pour les seniors plus autonomes. Ces structures proposent des appartements à la location avec un ensemble de services pratiques à la carte (ménage, portage des repas, entretien du linge…).

L'essentiel est de choisir le cadre qui correspond le mieux à vos besoins du moment, pour reprendre des forces, à votre rythme et en toute sécurité. 

 

Sources

Assurance Maladie : Vivre avec une arthrose de la hanche : www.ameli.fr 

Étude de référence sur la longévité des prothèses de hanche, revue médicale The Lancet : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(26)00923-2/fulltext  

ARS Occitanie : Réhabilitation améliorée après une prothèse totale de hanche : https://www.occitanie.ars.sante.fr/ 

 

 

Questions fréquentes

Contrairement à une idée reçue, la remise en mouvement se fait rapidement après l’opération. La majorité des personnes opérées se lèvent et font leurs premiers pas dès le lendemain de l'intervention, parfois même le jour même. Ils sont alors soutenus par un kinésithérapeute et s’appuient sur un déambulateur ou une canne anglaise.

Le fait de reprendre rapidement la marche permet de limiter le risque de phlébite et de favoriser une meilleure récupération musculaire.

La majorité des patients retrouvent une marche normale, sans canne et sans boiter, entre 6 semaines et 3 mois après l'opération. Les premiers pas ont lieu dès le lendemain de la chirurgie, mais pour que la marche redevienne fluide et sans douleur, il faut davantage de temps et un suivi kinésithérapique régulier.

Plusieurs facteurs peuvent par ailleurs influencer le délai de rétablissement : l'âge, la condition physique avant l'opération ainsi que l'assiduité aux séances de rééducation.

 

La reprise de la conduite est généralement possible entre 4 et 6 semaines après l'intervention, une fois que les réflexes et la force musculaire de la jambe opérée permettent de freiner efficacement en urgence.

Ce délai peut être plus long si la jambe opérée est celle utilisée pour les pédales, en boîte manuelle. Demandez l'avis de votre médecin avant de reprendre le volant.

 

Après la période de convalescence, certains sports doux tels que la marche, la natation, le vélo ou la marche nordique sont vivement recommandés pour entretenir la mobilité sans agresser la hanche.
En revanche, certains sports  à fort impact ou qui présentent un risque de chute, comme la course à pied, les sports de contact ou le ski, sont généralement déconseillés, ou à envisager avec prudence après avis du spécialiste. La reprise sportive se fait toujours progressivement, en tenant compte de la consolidation de la prothèse.

 

La durée de l'arrêt de travail dépend surtout du type d'activité professionnelle que vous exercez. S’il s’agit d’une activité sédentaire, la reprise est généralement possible après environ un mois et demi de repos en moyenne.

Si vous occupez un poste qui nécessite des efforts physiques ou des déplacements importants, votre arrêt peut durer 3 à 4 mois.

Le médecin traitant adapte ce délai à chaque situation, en tenant compte de plusieurs facteurs notamment l'évolution du rétablissement et d'éventuelles complications post-opératoires.

 

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