Nouvelles maisons de retraite: c'est la Chine qui en aurait réellement besoin


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Nouvelles maisons de retraite: c'est la Chine qui en aurait réellement besoin
Nouvelles maisons de retraite: c'est la Chine qui en aurait réellement besoin
La Chine manque de maisons de retraite



La Chine compte seulement 40 000 maisons de retraite pour 1,3 milliard d'habitants.

La population chinoise connaît un vieillissement accéléré. Mais la prise en charge de cet afflux de seniors pose problème, notamment dans les infrastructures privées.
Chine. Correspondance.


Chez Pei Ronghua, 98 ans, le sourire est franc mais les dents rares. « La République de Chine avait deux ans quand je suis né, en 1913 », s'exclame le pétulant doyen de Shijin, une maison de retraite privée au coeur de Pékin. Cet accueil chaleureux ne saurait faire oublier les tristes conditions dans lesquelles les soixante-dix seniors de Shijin finissent leur vie : une chambre pour deux, des lumières qui ne sont allumées qu'en cas d'extrême nécessité, une hygiène minimale. Pas de jardin. Pas d'activité.
À l'occasion de la « fête des seniors », la semaine dernière, le ministre des Affaires civiles, Li Xueju, avait déclaré que « permettre aux seniors de profiter des progrès sociaux et économiques de la Chine était une composante importante pour une société harmonieuse ».

« Une garderie pour vieux »
À défaut d'être harmonieuse, la société chinoise est assurément vieillissante. En 2020, le pays comptera 248 millions de plus de 60 ans, soit 17 % de sa population (12 % actuellement) et, en 2050, près d'un Chinois sur quatre. « Ce vieillissement s'explique principalement par la politique de l'enfant unique imposée dans les années 1980, explique Huang Yanzhong, universitaire chinois basé aux États-Unis. Traditionnellement, l'impératif social de piété filiale voulait que les enfants prennent eux-mêmes en charge leurs parents dans leurs vieux jours. Avec quatre parents à charge, les couples d'enfants uniques ne peuvent plus procéder ainsi. »
Mais pour l'heure, les infrastructures ad hoc sont encore trop limitées : environ 40 000 maisons de retraite pour 1,3 milliard d'habitants, seulement quatre fois plus qu'en France, pays vingt fois moins peuplé...
Pour pallier cette déficience, l'initiative privée a dû prendre le relais de l'État, pour le meilleur et pour le pire. « En 2003, le gouvernement chinois a autorisé l'ouverture de maisons de retraite privées, se souvient Xiang Hong, architecte reconverti en manager de la maison de retraite de Shijin. Quelques mois plus tard, après avoir investi 1,3 million de yuans (140 000 €), quatre officiels ont inspecté les lieux et m'ont délivré une autorisation. Ma maison de retraite ouvrait ses portes. »
À 2 200 yuans (soit 235 €) « le loyer mensuel », auquel s'ajoutent les frais de médicaments également à la charge de la famille, une structure comme celle-ci est réservée à la classe moyenne. Mais les normes de qualité de ces maisons restent encore très limitées, voire inexistantes. Shijin n'est pas une maison de retraite médicalisée. La majorité du personnel est composée d'aides à tout faire, ces « ayi » payées moins de 1 500 yuans (160 €). Marchant dans ses locaux, cigarette à la main, l'ingénu manager conclut : « En fait, il s'agit plutôt d'une garderie pour vieux. »

Source: Ouest France

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