Traitement Parkinson : quelles solutions pour mieux vivre avec la maladie ?
Mis à jour le 30/04/2026
Si la découverte de la Lévodopa dans les années 60 a révolutionné la prise en charge de la maladie de Parkinson, aujourd’hui, des approches thérapeutiques prometteuses se profilent à l’horizon.
Thérapie génique ou cellulaire, duodopathérapie, lixisénatide... De nouvelles pistes s'ouvrent et offrent la perspective d'un ralentissement, voire d'une inversion de la progression de cette maladie qui affecte plusieurs millions de personnes à travers le monde.
En bref
- La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique caractérisée par la perte progressive des neurones dopaminergiques, entraînant des symptômes moteurs et non moteurs.
- L'évolution de la maladie se divise en trois phases : précoce, intermédiaire et avancée, avec des manifestations et une gravité variant d'un patient à l'autre.
- Le diagnostic est clinique et repose sur l'analyse des symptômes moteurs, tandis que le traitement inclut des médicaments pour compenser le manque de dopamine et des approches non médicamenteuses pour améliorer la qualité de vie.
Comprendre maladie de Parkinson
Décrite pour la première fois en 1817 par le médecin anglais James Parkinson, la maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique du système nerveux central.
Quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson se caractérise par une perte progressive des neurones dopaminergiques. Or, ces cellules jouent un rôle central dans le contrôle des gestes. Leur destruction entraîne donc des symptômes moteurs tels que :
- Des tremblements dans les mains, les bras, les jambes
- Le ralentissement des mouvements (akinésie ou bradykinésie)
- Une rigidité musculaire qui limite l'amplitude des mouvements
- Des troubles de l'équilibre et de la posture avec uneaugmentation du risque de chute
Cependant, la maladie de Parkinson peut également entraîner des symptômes non moteurs comme une dépression, de l’anxiété, une apathie ou des troubles du sommeil.
La gravité et la variété des manifestations physiques ou cognitives varient d'une personne à l'autre.
Évolution de la maladie et impact sur le quotidien
La maladie de Parkinson évolue en trois phases principales :
- Le stade précoce avec dessymptômes légers, généralement unilatéraux
- Le stade intermédiaire avec une aggravation des symptômes qui atteignent désormais les deux côtés du corps.
- La phase avancée avecdes symptômes graves et handicapants entraînant une dépendance sévère.
Précisons cependant que l’évolution de la maladie de Parkinson varie d'un patient à l'autre. Certaines personnes peuvent vivre de nombreuses années avec la maladie tout en conservant une qualité de vie relativement bonne, tandis que d'autres peuvent se détériorer plus rapidement.
Les facteurs de risque
Bien que les causes exactes restent floues, la recherche identifie plusieurs facteurs :
- L'âge : le risque augmente significativement après 60 ans.
- L'environnement : une exposition prolongée aux pesticides ou aux métaux lourds.
- La génétique : des prédispositions familiales (dans environ 5 % des cas).
- Le genre : les hommes sont statistiquement plus touchés que les femmes.
Lire aussi : Maladie de Parkinson : quels sont les aliments à éviter ?
Comment se fait le diagnostic de la maladie de Parkinson ?
Le diagnostic est avant tout clinique : un neurologue analyse les symptômes moteurs (lenteur, rigidité, tremblements) lors d'un examen physique. Il n'existe pas de test sanguin, mais une IRM cérébrale est souvent pratiquée pour exclure d'autres pathologies de la santé du cerveau.
Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?
Aujourd'hui, les patients atteints de Parkinson bénéficient d’une prise en charge pluridisciplinaire. L’objectif est d’améliorer leur qualité de vie.
Traitements médicamenteux
Le pilier de la prise en charge reste la prescription de médicaments. Le but est de compenser le manque de dopamine dans le cerveau. Après le diagnostic, le neurologue instaure souvent un traitement à base de L-dopa ou d'agonistes dopaminergiques pour réduire les symptômes moteurs. Dans certains cas avancés, la stimulation cérébrale profonde peut être proposée pour stabiliser les troubles sévères.
Traitements non médicamenteux (rééducation, ergothérapie, etc.)
Les traitements conventionnels sont souvent complétés par des thérapies douces :
-
La kinésithérapie pour permettre aux patients de maintenir leur équilibre, d'entretenir la souplesse musculaire et de prévenir les chutes
-
L'ergothérapie pour adapter l’environnement du patient et préserver son autonomie le plus longtemps possible.
-
L’orthophonie pour traiter les troubles de l'élocution et les problèmes de déglutition.
En France, ce suivi pluridisciplinaire permet de ralentir l'impact de la pathologie sur le cerveau et d’assurer une meilleure qualité de vie à chaque patient sur le long terme.
Lire aussi : Peut-on rester vivre à domicile avec la maladie de Parkinson ?
Nouveaux traitements contre la maladie de Parkinson : des pistes prometteuses
Si certains médicaments, tels que la Lévodopa ou les antagonistes dopaminergiques permettent de réduire efficacement les symptômes de la maladie de Parkinson, il n’existe actuellement aucun traitement curatif contre cette affection. Cependant, la recherche ne cesse de progresser et de nouveaux traitements prometteurs font l’objet d’essais cliniques.

La duodopathérapie
La duodopathérapie, également connue sous le nom de pompe à gel intestinal, est une technique de traitement innovante pour la maladie de Parkinson à un stade avancé. Elle consiste à administrer en continu un gel de Lévodopa directement dans l'intestin grêle du malade, via une sonde implantée chirurgicalement. Ce médicament est souvent pris par voie orale. Cependant, son absorption par l'organisme peut être irrégulière, ce qui entraîne des variations des troubles moteurs. La duodopathérapie permet une administration plus constante et contrôlée de la Lévodopa, réduisant ainsi les fluctuations et permettant aux patients de mieux vivre avec la maladie de Parkinson.
La Lixisénatide
Initialement développée comme traitement contre le diabète de type 2, la lixisénatide ouvre une piste prometteuse dans la lutte contre la maladie de Parkinson.
Au terme de 12 mois d’essais cliniques, les résultats préliminaires de l’essai LixiPark ont montré que la lixisénatide pourrait ralentir la progression des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.
Actuellement en phase 2, cet essai doit encore faire l’objet de recherches supplémentaires pour confirmer les résultats préliminaires et obtenir une autorisation de mise sur le marché.
La DIVE (Dopamine IntraVentricular Évaluation)
Ce système innovant implique l'implantation d'une pompe pour diffuser en continu de la dopamine directement dans le cerveau, imitant ainsi la fonction des cellules dopaminergiques dégradées.
Les essais cliniques préliminaires ont montré des résultats encourageants en matière d'amélioration des signes de la maladie (tremblements, douleurs, lenteur…).
La thérapie génique pour soigner le Parkinson
Cette méthode médicale consiste à introduire des gènes thérapeutiques dans des cellules ciblées pour pallier certaines déficiences jouant un rôle dans une maladie.
Pour les transporter, il est nécessaire d’utiliser un vecteur viral rendu non pathogène et capable d’introduire leur matériel génétique dans le noyau des cellules ciblées. Les derniers résultats concernant cette technique sont encourageants mais demandent à être renforcés par d’autres expérimentations.
C’est un traitement chirurgical invasif destiné à des patients dont on ne peut plus améliorer les symptômes avec les médicaments, comme ceux qui sont éligibles à la neurostimulation profonde (SCP). Et cette dernière est, quant à elle, opérationnelle.
Les cellules souches
La maladie de Parkinson étant caractérisée par la dégénérescence d'une structure cérébrale, les chercheurs se sont tournés vers la possibilité de faire une transplantation de cellules capables de remplacer les neurones perdus.
Le concept : à partir des cellules d'un embryon humain de quelques jours, on peut obtenir un ensemble de cellules souches capables de se multiplier à l'infini et en tout type de cellules. Ils ont donc cherché à développer des neurones dopaminergiques à partir de cellules souches.
L'intérêt se porte aujourd'hui vers l'obtention de cellules souches à partir d'un organisme adulte, ce qui permettrait de prélever les cellules chez le patient traité lui-même pour éviter les problèmes de rejet des greffes.
Adaptation de la vie quotidienne avec Parkinson
Pour compenser l’évolution des troubles et favoriser le maintien de l’autonomie, il est souvent nécessaire de repenser l’environnement et les habitudes de vie du malade.
Recommandations pour le maintien à domicile
Pour qu’une personne âgée atteinte de la maladie de Parkinson puisse rester chez elle en toute sécurité, il est souvent nécessaire d’envisager quelques travaux d’adaptation du domicile, par exemple :
- Suppression des tapis et installation de revêtements antidérapants sur le sol.
- Pose de barres d'appui dans la douche et les escaliers.
- Balisage lumineux pour sécuriser les déplacements nocturnes
- Élargissement des passages pour faciliter la circulation…
Vie sociale, activités physiques et soutien moral
L’activité physique et le maintien des relations sociales ont également un impact important sur la qualité de vie du malade. Des activités douces telles que la marche nordique, la natation ou le Taï-chi peuvent contribuer à réduire les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.
Entretenir des relations régulières avec la famille et les amis contribue à préserver le moral du patient et à briser l'isolement souvent induit par les troubles de la parole ou de la motricité.
Enfin, lorsque les troubles de l’humeur et l’anxiété deviennent difficiles à supporter, un suivi psychologique peut être nécessaire.
Parkinson et structures d’accueil : quelles solutions ?
Quand faut-il envisager une entrée en maison de retraite ?
Si la plupart des personnes âgées souffrant de la maladie de Parkinson souhaitent rester chez elle, ce projet n’est pas toujours réalisable. Plusieurs signaux indiquent qu'il est temps de réfléchir à une entrée en maison de retraite :
- Une perte d'autonomie motrice majeure : les tremblements et la rigidité deviennent des obstacles insurmontables pour les gestes simples du quotidien.
- Un besoin d'assistance permanent : lorsque l'aide des proches aidants ou des services à domicile ne suffit plus à garantir la sécurité du malade.
- L'isolement social et psychologique : la perte de confiance en soi, la dépression ou l'anxiété poussent souvent le patient à se renfermer sur lui-même.
- L'épuisement des aidants : quand la charge physique et mentale liée à cette maladie neurodégénérative devient trop lourde pour l'entourage.
Si vous avez besoin d’aide pour trouver un établissement adapté aux besoins spécifiques de votre proche âgé, vous pouvez consulter l’annuaire des maisons de retraite que nous mettons à votre disposition ou contacter directement l’un de nos conseillers au 0800 941 340.
Aides financières disponibles
Le coût de l'hébergement et du traitement peut être allégé par plusieurs aides financières. Les patients peuvent solliciter :
- L’APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) : pour couvrir une partie du tarif dépendance de l’EHPAD.
- Les aides au logement (APL ou ALS) : pour réduire le montant du loyer en maison de retraite.
- L’ASH (Aide Sociale à l'Hébergement) : destinée aux patients dont les ressources ne permettent pas de financer la totalité des frais de séjour.
Comment Retraite Plus peut accompagner les familles ?
Trouver un établissement adapté aux besoins de votre proche âgé atteint de la maladie de Parkinson n’est pas une mince affaire. Les conseillers Retraite Plus vous aident à identifier la maison de retraite capable de répondre aux besoins de votre proche âgé. Nous évaluons la situation avec vous et vous proposons des solutions d'accueil capables de garantir sa sécurité et son bien-être. Ce service d’accompagnement est totalement gratuit et sans engagement de la part des familles.
En conclusion, plusieurs pistes de connaissance de la maladie sont aujourd’hui explorées par la recherche scientifique, et même si elles n'offriront des applications cliniques qu'à long terme, elles permettent de donner de l’espoir aux malades et à leurs familles.
FAQ : vos questions sur les traitements de la maladie de Parkinson
Est-il possible de guérir la maladie de Parkinson ?
Actuellement, aucun traitement ne permet de guérir cette maladie neurodégénérative. Toutefois, en France et ailleurs dans le monde, les chercheurs travaillent activement sur de nouveaux traitements pour ralentir la perte de dopamine dans le cerveau. Si la guérison totale n'est pas possible, les solutions actuelles permettent d’améliorer la qualité de vie des malades et de stabiliser les symptômes.
Quels sont les effets secondaires des traitements ?
La prise de médicaments anti-Parkinsoniens peut entraîner certains troubles indésirables, appelés effets secondaires. Les plus fréquents sont :
- Les mouvements involontaires (dyskinésies) liés à la dose de dopamine.
- Les troubles digestifs ou nausées en début de traitement.
- Les fluctuations de l'humeur ou une fatigue cérébrale.
Ces effets secondaires doivent êtres signalés au neurologue afin qu’il ajuste le traitement.
Comment faire évoluer son traitement ?
Le traitement doit s'adapter à l'évolution de la maladie chez chaque patient. Lorsque les médicaments classiques deviennent moins efficaces, le spécialiste peut proposer :
- Un ajustement des doses ou des horaires de prise.
- L'ajout de nouveaux agents dopaminergiques.
- Une option chirurgicale comme la stimulation cérébrale profonde lorsque c’est possible.
Où trouver un accompagnement spécialisé ?
En France, vous pouvez vous tourner vers les centres experts Parkinson (CEP) ou les associations comme France Parkinson. Si vous cherchez une solution d'accueil adaptée (EHPAD spécialisé) pour votre proche âgé, les conseillers de Retraite Plus peuvent vous aider à trouver un établissement adapté. Cet accompagnement est gratuit et sans engagement pour les familles.
Sources :
https://www.ameli.fr
https://www.franceparkinson.fr
https://institutducerveau.org/
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