Savez-vous ce qu'il faut faire pour être un bon aidant?


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Savez-vous ce qu'il faut faire pour être un bon aidant?
Savez-vous ce qu'il faut faire pour être un bon aidant?

Est qualifiée d’aidant proche une personne qui vient en aide, à titre non professionnel, à une personne dépendante ou handicapée de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne.

Un proche aidant d’aîné est une personne qui fournit, le plus souvent sans rémunération, des soins et du soutien régulier à domicile à une personne âgée ayant une incapacité significative ou persistante. 

Qui sont vraiment les aidants naturels?

Il s’agit souvent de femmes, âgées de 50 à 64 ans, confrontées à la perte progressive d’autonomie de leur père ou de leur mère, souvent de manière brutale avec la survenue d’une maladie comme Alzheimer ou Parkinson. Désemparés, ces aidants naturels tentent malgré tout de maintenir leur proche à domicile le plus longtemps possible. Néanmoins, il leur est souvent difficile de comprendre l’évolution de la maladie de leur proche ainsi que les conséquences sur leur relation avec celui-ci. De plus, leur tache est ardue! En effet, cette aide qu'ils dispensent, peut être soit régulière soit permanente et comprend plusieurs aspects : les soins, l’accompagnement à la vie sociale, les démarches administratives, la coordination, la vigilance, le soutien psychologique et les activités domestiques. De quoi être épuisé tant physiquement que psychologiquement!

Les obligations de la famille

Si pour beaucoup le devoir d’assistance coule de source, pour d’autres l’acte de venir en aide à un parent vulnérable est loin d’être naturel. Aussi, le législateur a donné un cadre de loi à l’obligation alimentaire afin de protéger les personnes les plus démunies. Ainsi,si l’aidant proche donne de son temps et de son énergie, il peut être également sollicité financièrement pour aider à régler les frais d’hébergement de son parent en maison de retraite ou chez des accueillants familiaux, si celui-ci ne dispose pas des ressources nécessaires. Pour ce faire, le conseil départemental s’adresse aux obligés alimentaires et étudie leur situation financière afin de déterminer le montant de leur participation. L’aide sociale à l’hébergement (ASH) réglera la différence entre le montant de la facture et la contribution du résident ou de ses obligés alimentaires.

Se préserver pour mieux aider

Du fait de l’allongement de l’espérance de vie, les aidants sont de plus en plus nombreux et toujours plus sollicités. Leur rôle devient encore plus complexe et de plus en plus chronophage. Prendre soin d’un proche en permanence peut également provoquer des émotions multiples : chagrin, culpabilité, frustration voire colère. L’aidant devra faire preuve de vigilance pour ne pas se laisser submerger.Pour éviter que l’aidant ne sombre dans une spirale de burn-out d’où il lui sera très difficile de sortir, il est préférable d’être très attentif aux symptômes de stress annonciateurs de son épuisement afin de prendre des mesures préventives. Reprendre des forces pendant une ou deux semaines de vacances peut éviter des situations de crise, voire de graves dépressions… En général, l’aidant est prêt à jouer son rôle d’accompagnement 24 heures sur 24, mais ne pas se ménager d’instants de répit pour reprendre son souffle est une erreur.  

 

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