Les patients d’origine étrangère en maison de retraite, quelles difficultés ?


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Les patients d’origine étrangère en maison de retraite, quelles difficultés ?
Les patients d’origine étrangère en maison de retraite, quelles difficultés ?
Perte d’autonomie de la personne âgée, manque de compagnie, domicile non sécurisé, autant de raisons qui poussent les membres d’une famille à souhaiter placer leur parent en maison de retraite.


Cette décision, est dans la plupart des cas accompagnée de sentiment de culpabilité, d’incertitude, d’angoisse. Est-ce la bonne décision ? Quelle maison de retraite choisir ? Maman s’y sentira-t-elle à l’aise ?
Ces appréhensions, rencontrées chez pratiquement toutes les familles, sont décuplées lorsque la personne âgée ne maîtrise pas ou peu, la langue nationale.
Ce cas de figure est de plus en plus fréquent. En effet, les personnes âgées d’origine étrangère, qui habitent en France, ne sont généralement pas intégrées à la perfection. Elles vivent entre familles de même origine, parlant la même langue, partageant la même culture et pratiquant la même religion.
Ainsi lorsque leur état de santé ne leur permet plus de rester à domicile, il devient délicat de trouver une solution alternative. Quelle personne saine d’esprit désirerait se retrouver au milieu de personnes ne la comprenant pas ?
L’âge n’aidant pas, le futur résident ne veut faire aucun effort pour s’adapter et se faire comprendre. Il préfèrera rester incompris et donc ne pas obtenir ce dont il a besoin, plutôt que de montrer de la bonne volonté et s’acharner à trouver un autre moyen de dialogue (ex. les gestes, les dessins…)
Ce type de pensionnaires représente aujourd’hui plus de 4% des effectifs globaux.
4% de gens qui souffrent de ne pas être « comme les autres », 4% de personnes qui ne reçoivent pas les soins qu’ils devraient recevoir, 4% de personnes malheureuses qui passent leur journée à regarder les autres patients échanger sans pouvoir déchiffrer la portée de la conversation…
Mise à part la vie en société inexistante pour ces immigrés, pire encore, leur santé est en danger, car l’obstacle que représente la langue parlée, peut empêcher un diagnostic d’être prononcé. En effet, certains examens, tel que le MMSE (Mini Mental State Examination) nécessitent une participation active du malade, lequel ne pourra pas s’exprimer et indiquer au personnel soignant une douleur ou une gêne particulière, le cas échéant. Lorsque la nécessité de comprendre la personne, est ponctuelle, la famille peut aider à interpréter ses paroles mais lorsqu’il s’agit de confier cette personne à un établissement d’hébergement, c’est plus compliqué.
Ainsi, pour palier à ce véritable problème, les associations et les structures d’accueil s’adaptent en embauchant du personnel polyglotte. En effet, les établissements côtoyant des personnes âgées, sont susceptibles de rencontrer de tels cas et anticipent en s’accompagnant de « traducteurs », « d’interprètes ». Le personnel polyglotte est à même de dispenser les soins et traitements nécessaires aux immigrés tout en les mettant en confiance en discutant avec eux.
Un grand pas en avant, qui, malgré tout, n’annule pas l’ampleur de la tâche, car si on y pense il faudrait avoir un membre du personnel parlant chacun des dialectes rencontrés dans la résidence (ce qui peut très rapidement se multiplier)…

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