Surveillance par bracelet éléctronique en maison de retraite


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Surveillance par bracelet éléctronique en maison de retraite
Surveillance par bracelet éléctronique en maison de retraite
Les fugues répétées de résidents atteints de la maladie d'Alzheimer ont amené une maison de retraite lilloise à s'équiper de bracelets-montres électroniques, un dispositif de surveillance et de suivi médical pionnier en France.



Une personne présente, le 20 mai 2009 un bracelet-montre électronique, dans une maison de retraite à Lomme, commune associée à Lille (nord)



"C'est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents", explique, enthousiaste, Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l'établissement Gilbert Forrestier, à Lomme, commune associée à Lille.


Le bracelet-montre gris, désormais porté par la quasi-totalité des 55 résidents après avoir été introduit en 2003, déclenche le verrouillage de la porte de l'établissement dès qu'un pensionnaire s'en approche. Il comporte également des capteurs qui alertent les personnels médicaux sur certaines anomalies de santé.

Si un bouton permet aux patients d'appeler les infirmières, la montre prévient automatiquement le personnel en cas d'inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d'hypothermie ou lorsque le bracelet est retiré, selon Olivier Bessieres, directeur commercial de Vivago, l'entreprise finlandaise qui a mis au point le dispositif.

Le bracelet envoie, via une demi-douzaine de bornes électroniques, un signal vers un ordinateur qui renseigne le personnel soignant par téléphone. Il déclenche également une alarme lorsque l'état de son détenteur se dégrade par rapport aux deux semaines précédentes.

"L'analyse des données est importante pour le médecin", selon Mireille Wascat, selon laquelle le bracelet permet par exemple d'évaluer la qualité du sommeil, lors d'une nouvelle prescription de somnifères.

"C'est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger", estime Claude Tailleur, médecin coordonnateur de la maison de retraite, qui retient "la possibilité d'intervenir immédiatement en cas de chute".

Les résidents, eux, "ne sont pas du tout réticents, mais ne comprennent pas tous", reconnaît Annick Lapierre, directrice du centre communal d'action sociale, à l'origine du projet.


L'établissement Gilbert Forrestier compte en effet 80% de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, 10% atteints de démence psychiatrique, et seulement 10% de personnes autonomes.

D'où le risque qu'encouraient les pensionnaires de se retrouver dans la rue, désorientés, "un stress permanent pour les équipes, car nous avions peur qu'elles ne se fassent écraser par une voiture ou ne retrouvent pas leur chemin", explique Mireille Wascat, mentionnant "au moins une fugue par jour" dans le passé.

Malgré le coût d'installation du dispositif, qui avoisine les 40.000 € pour un établissement complet, un autre centre d'hébergement lillois pour personnes âgées dépendantes doit être entièrement équipé à la rentrée 2009.



Source: AFP

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