Diabète : vigilance et maîtrise des dépenses


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Diabète : vigilance et maîtrise des dépenses
Diabète : vigilance et maîtrise des dépenses
10 milliards d’euros, c’est ce qu’aurait coûté le diabète, à l’Etat en 2010.(source AFP).

D’après la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, le diabète serait en forte progression dans  l’hexagone devenant la première affection de longue durée, ce qui ouvre aux patients un droit à remboursement des frais médicaux à hauteur de 100%.


Selon une étude britannique, il y aurait 350 millions de personnes atteintes du diabète dans le monde (le nombre de malades aurait ainsi doublé en 20 ans).

3 millions de personnes dans le monde décèderaient à cause de cette pathologie chaque année.

Dès lors, de vraies questions d’ensemble se posent, plaçant le diabète au centre des préoccupations nationales.

Publication du livre blanc de la Société Francophone du Diabète (la SFD)  

La SFD précise que l’objectif de ce livre blanc publié il y a quelques mois est de « réduire l’impact du diabète … en maîtrisant les coûts ».

Pour cela, elle lance 7 propositions :

1. L’innovation :

Le nombre d’hospitalisations liées au diabète est trop important, il coût cher et est mal maîtrisé.

La SFD propose une meilleure rémunération des praticiens non hospitaliers, lesquels réalisent un fort travail d’écoute et de conseil des malades qui ne leur est pas payé.

Ainsi, il conviendrait d’offrir une rémunération différente aux médecins :  « L’instauration d’un forfait par pathologie permettrait de prendre en compte  ce temps passé avec le patient et stopper la logique inflationniste de la rémunération à l’acte. » 

2. La communication     

Compte tenu de l’évolution de la maladie, il semble totalement impensable de laisser le phénomène prendre de telles proportions sans y apporter une réponse médiatique.

En effet, informer le public, jeune et moins jeune, sur la pathologie, sur ses symptômes, les moyens préventifs et les traitements est fondamental.

C’est la raison pour laquelle la SFD propose une vaste campagne de médiatisation locale et nationale, étant précisé que les ARS auront un rôle important à jouer.

3. Mettre le malade au cœur de l’action

Les malades ne sont pas égaux face à la maladie. La SFD propose une meilleure approche du malade dans toute sa dimension sociale, économique et psychologique. Ce n’est pas la maladie qui est soignée mais bien le malade, lui seul est au cœur de l’action.

4. Vivre bien son diabète

Pour faire face à la maladie, il faut que le diabétique puisse l’accepter et avoir une vraie qualité de vie. La télémédecine, le développement des pompes à insuline seraient les outils de ce mieux vivre sa pathologie.

5. Optimiser la prise en charge médicale du malade

Nombreux sont les intervenants sollicités dans l’accompagnement du malade. La SFD cite notamment le « diabétologue, médecin généraliste, néphrologue, pneumologue, pharmacien » sans compter les intervenants paramédicaux.

Or la multiplication des intervenants non seulement coûte cher mais de surcroît est de nature à dissuader le malade de suivre de façon coordonnée sa maladie.

La SFD propose une réorganisation de l’action médicale en différenciant le diabète de type 1 (insulino dépendant), du diabète de type 2.

Pour le premier type de diabète, le diabétologue serait le référent qui centraliserait toute l’action en faveur du malade, pour le second type de diabète, le médecin référent tiendrait la première place au centre de ce parcours de soins.

6. Améliorer les savoir –faire et compétences des professionnels

L’  « Education thérapeutique du patient (ETP) » est une notion phare développée par la SFD qui consiste à apprendre au malade à gérer sa maladie.

Cette éducation est essentielle pour juguler la progression du diabète.

La SFD met en exergue l’impérieuse nécessité de former les professionnels de santé à cette notion. Elle propose même une rémunération des professionnels à cet effet car il est vrai que cette action suppose un engagement en temps des médecins qu’il convient de rémunérer.

7. Impliquer davantage les tiers dans la maladie

Pharmaciens, biologistes sont associés à la lutte contre le diabète, de même que les mutuelles.

L’idée est d’aider au diagnostic du diabète le plus précocement possible.

Comment est perçu le livre blanc de la SFD

Côté syndicat des médecins diabétologues, le livre blanc manquerait d’implication des praticiens libéraux. Selon Marie Hélène Bernard, présidente du Sedmen (Syndicat national des médecins spécialistes en endocrinologie, diabète, maladies métaboliques et nutrition)    « la vision exprimée dans ce rapport est très hospitalo-centrée, alors que les libéraux ont une place importante dans la prise en charge des diabétiques, et notamment les patients complexes, au même titre que l'hôpital »

A cet égard, un livre blanc de ce syndicat serait en cours de réalisation et devrait être rendu courant 2012.

Avis et contre avis…la lutte contre le diabète n’a pas fini de faire parler d’elle…

 

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