Des robots émotionnels pour les malades d’Alzheimer

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Des robots émotionnels pour les malades d’Alzheimer

Des robots "émotionnels" sont testés auprès de malades d'Alzheimer comme agents thérapeutiques des troubles comportementaux.

La robotique continue d’animer le débat au sein de l’actualité scientifique concernant les personnes âgées et les maladies dégénératives. Des robots pourraient-ils faciliter la communication chez des malades d'alzheimer ?

La journée Mondiale Alzheimer du 21 septembre symbolise mobilisation et actions afin d’améliorer le quotidien des malades et de leurs aidants familiaux dont la jounée nationale des aidants du 6 octobre prochain rappellera sans doute le rôle difficile et les enjeux de société que cela pose. Le milieu scientifique voue des espoirs prometteurs aux robots émotionnels dans la prise en charge des personnes âgées atteintes de démence. Entre problèmes éthiques et effet salutaire, comment considérer ces robots “sociables”?

 

Des robots pourraient diminuer les troubles comportementaux des malades d’Alzheimer

 

Les nouveaux robots destinés à améliorer le comportement social des personnes âgées  atteintes de maladies dégénératives pourraient bouleverser la prise en charge des malades d’Alzheimer. Cette maladie fait, en effet, l’objet d’une véritable préoccupation de santé publique mettant en cause soins médicaux onéreux, sort des aidants familiaux, bien-être des malades et nombre d’autres sujets cruciaux à une époque où le vieillissement de la population augmente et où l’on souhaite vivre le plus longtemps possible à domicile. 

 

Le milieu scientifique focalise toute son attention sur ces robots très particuliers, dits “sociaux” ou “compagnons”. Ils sont spécialement conçus pour interagir de manière sophistiquée avec les humains et les études portent actuellement sur la tentative de susciter des émotions positives chez les malades par l’intermédiaire de ces robots. Les premiers résultats ont déjà permis de montrer la capacité de ces robots à améliorer la communication, l’interaction sociale et le bien-être tout en diminuant les troubles comportementaux. Certains aspects éthiques et limites appartenant au sujet sensible du rapport êtres humains-robots sont encore discutés.

 

Une étude scientifique introduit un robot phoque auprès de malades d’Alzheimer

 

Paro, un robot phoque émotionnel, a déjà été introduit dans une unité spécialisée conçue pour accueillir des personnes âgées atteintes de maladies neurodégénératives provoquant des troubles psycho-comportementaux. Cette étude a tenté entre autre d’analyser durant 8 mois les impacts émotionnels de ce robot compagnon sur des personnes atteintes d’une forme sévère de la maladie d’Alzheimer. Les résultats ont été globalement très satisfaisants  et ont permis de mettre en évidence l’apparition d’interactions et d’émotions positives, ainsi qu’une réduction des troubles du comportement.

 

A l’heure actuelle, nous ne connaissons aucun traitement contre la maladie d’Alzheimer. Les solutions proposées concernent essentiellement l’atténuation des symptômes et l’amélioration du quotidien des malades. En permettant de diminuer  les troubles comportementaux et en améliorant la communication de ces personnes, si la robotique parvient à dépasser les problèmes d’éthique et certaines limites de développement, elle pourrait poser une pierre fondamentale à l’édifice de la lutte contre cette maladie qui, rappelons-le, compte, en France, 225 000 nouveaux cas par année.

 

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