Les conseils pour bien choisir sa maison de retraite


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Les conseils pour bien choisir sa maison de retraite
Les conseils pour bien choisir sa maison de retraite

Le cadre de vie, les moyens en personnel soignant, les modalités d'accompagnement des personnes âgées, notamment en fin de vie, et les prix constituent les quatre principaux critères à apprécier. Il n'est jamais simple de prendre la décision d'entrer dans une maison de retraite. Et le choix de l'établissement est souvent extrêmement délicat, en raison de l'inégalité des prestations proposées et des différences de prix.

À LA MAISON DE RETRAITE DES PINELLES, À SAINT-DENIS- EN-VAL. L'établissement (public) accueille quatre-vingts personnes dans des locaux de plain-pied. Photo : Thierry Bougot.

Quatre critères de comparaison paraissent déterminants : le cadre de vie proposé ; les moyens en personnel soignant (aides-soignantes, infirmières, kinésithérapeutes et médecins) ; les modalités d'accompagnement des personnes âgées, en particulier lorsqu'elles perdent leur autonomie et lorsqu'elles sont en fin de vie ; et bien sûr, les tarifs demandés.
Deux conseils s'imposent au préalable : mieux vaut anticiper au maximum sur la question, pour ne jamais devoir effectuer un choix sous la contrainte, en urgence, après une chute ou une sortie d'hôpital par exemple. Et il ne faut jamais se contenter des réponses données par les établissements. Il est recommandé de visiter les lieux, d'interroger les résidants, et de faire, si possible, un séjour à l'essai pour mieux apprécier les choses.

Question d'accessibilité

Le cadre de vie est la première chose que l'on considère, en règle générale. De nombreuses questions se posent : quel est l'état et l'hygiène des locaux ? Les chambres sont-elles individuelles et pourvues d'une salle de bains et d'un W.-C. ? Peut-on les aménager avec ses meubles ? Quelles sont les pièces communes ? Il faut aussi penser à l'accessibilité de la salle à manger. « Ma mère est dans une maison de retraite en centre-ville à cinq étages. Mais il n'y a qu'un ascenseur en service pour aller à la salle à manger. Les personnes âgées attendent très longtemps pour descendre et pour remonter à l'heure des repas », raconte un Orléanais.
Autre point essentiel : la qualité de la restauration. La cuisine préparée sur place est meilleure que la cuisine livrée sur place et réchauffée.

Une douche par semaine

Les moyens en personnel soignant, pour leur part, sont essentiels, dans la mesure où la plupart des personnes hébergées en maisons de retraite souffrent de graves problèmes de santé. Les établissements du Loiret, malheureusement, n'échappent pas à la règle qui prévaut dans toute la France : ils sont sous-dotés en aides-soignantes et en infirmières au regard des besoins avec, toutefois, des différences sensibles de l'un à l'autre. « Il ne faut pas seulement demander aux établissements combien d'aides-soignantes et d'infirmières ils ont, explique une directrice de maison de retraite. Il faut leur demander combien de résidants ils accueillent et combien d'aides-soignantes et d'infirmières travaillent chaque jour, le matin et le soir, compte tenu de la rotation des équipes. C'est le seul moyen de connaître le nombre de résidants dont chaque aide-soignante et chaque infirmière doivent s'occuper chaque jour. » Le ratio est souvent d'une aide-soignante pour dix ou douze résidants. Et cela a des conséquences importantes : les personnes dépendantes, fréquemment, n'ont qu'une douche par semaine.

« Recréer une famille »

La qualité de l'accompagnement proposé aux résidants, de ce point de vue, est très dépendante de cette question des moyens. Mais pas seulement. Elle dépend beaucoup aussi des impulsions données par les directions. « Nos aides-soignantes travaillent par petites unités de vie. Elles s'adaptent aux besoins et à l'état de santé de chaque résidant, explique Annie Boulanger, directrice des Pinelles, à Saint-Denis-en-Val. Nous personnalisons la prise en charge. Les équipes essaient d'apporter de la chaleur humaine et de recréer une famille, sans la remplacer. » La formation du personnel et la manière dont l'établissement appréhende la fin de vie sont également décisives. Or, l'on a tendance à occulter les questions qui ne manquent jamais de se poser à ce sujet : l'établissement accueille-t-il les personnes âgées jusqu'à la fin ? De quelle façon ? Aide-t-il les résidants à se nourrir dans leur chambre lorsqu'ils ne peuvent plus le faire seuls ? Ouvre-t-il ses portes aux bénévoles de l'association JALMALV (Jusqu'à la mort accompagner la vie) ou à d'autres associations accompagnant les personnes en fin de vie ? A-t-il recours aux services d'hospitalisation à domicile, qui peuvent intervenir dans les maison de retraite, sous réserve de signer une convention, lorsque l'établissement n'est plus en mesure d'assurer les soins nécessaires ? Qui assure, dans ce cas, la coordination ? Le choix d'une maisons de retraite, mais personne ne me prendrait parce que je n'ai plus l'argent nécessaire », témoigne un homme de 87 ans, hébergé depuis quatre ans dans une maisons de retraite à Orléans, qui a épuisé ses économies : « C'est incroyablement cher. »

Des guides et des outils

Plusieurs publications peuvent aider à comparer les prestations proposées par les établissements dans le Loiret, et à se faire une première idée. Cela ne dispense pas, toutefois, de mener sa propre enquête.
Le guide de la dépendance 2010 , de David Jacquet et Patrick Lelong (JTL éditions, en partenariat avec France Info, 29 €). Ce guide a noté 77 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et foyers-logements dans le Loiret, sur près de 8.000 en France, visités de façon anonyme entre juillet 2005 et février 2009.
La notation (sur 10) est établie à partir d'une quinzaine de critères : qualité de l'environnement et du bâtiment ; nombre et qualité des lieux de vie ; chambres aux normes ; décoration intérieure ; espaces verts ; accueil ; cuisine ; qualité des animations proposées ; possibilité de sortie ; médicalisation ; hygiène ; attention du personnel ; rapport qualité-prix.
Vingt-six établissements, dans le Loiret, obtiennent une note comprise entre 9,5 et 7,5/10 ; quarante-huit, une note comprise entre 7,5 et 5/10 ; trois, une note inférieure à 5/10.
L'ouvrage est contesté. « Des familles nous ont alertés pour dénoncer l'éloge d'établissements dans lesquels il y avait beaucoup de dysfonctionnements », déclare la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (FNAPAEF).

Repères

De 38 à 90 € de frais d'hébergement par jour La tarification dans les maisons de retraite est ventilée en trois postes.
- Les frais d'hébergement. Ils sont à la charge des résidants et varient de 38 à 52 € par jour dans le public, et de 44 à 90 € dans le privé. Les résidants peuvent solliciter une aide au logement (si l'établissement est conventionné) ou l'aide sociale du département (si l'établissement est habilité à l'aide sociale), pour financer une partie de ces frais.
- Les frais liés à la dépendance. Ils sont pris en charge par les résidants et par le conseil général, par l'intermédiaire de l'Allocation personnalisée d'autonomie. La part à la charge des résidants varie de 4 à 7 € par jour.
- Les soins dispensés par les infirmières et les aides-soignantes sont financés par la Sécurité sociale.

Source: La Rep

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