Maladie de Parkinson : Quels sont les aliments à éviter ?
Mis à jour le 20/04/2026
La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative complexe, caractérisée par des tremblements et autres troubles moteurs. Ces symptômes sont la conséquence de la destruction progressive des neurones produisant la dopamine. Le traitement de la maladie passe souvent par la prise de médicaments et par une rééducation physique. Mais le mode de vie a lui aussi un rôle à jouer, en particulier le régime alimentaire.
Quels sont les aliments à limiter et à privilégier pour les personnes atteintes de Parkinson ?
Le point dans cet article.
En bref
- Éviter les graisses saturées et les produits transformés qui aggravent l'inflammation et le stress oxydatif, impactant les neurones.
- Limiter la consommation de sucre ajouté, qui favorise l'inflammation et fatigue l'organisme, aggravant l'état des malades.
- Faire preuve de prudence avec l'alcool et la caféine, qui peuvent exacerber les symptômes de la maladie de Parkinson.
Quels sont les aliments à éviter dans la maladie de Parkinson ?
Dans le cadre de la maladie de Parkinson, certains aliments peuvent favoriser des mécanismes délétères pour l’organisme.
Les graisses saturées et les produits transformés : des nuisible pour les neurones
Dans notre alimentation moderne, les graisses saturées sont partout, surtout dans les produits industriels. Or, ces mauvaises graisses peuvent favoriser l’inflammation et le stress oxydatif, deux phénomènes impliqués dans le vieillissement des cellules, y compris celles du cerveau Pour les personnes atteintes de Parkinson, cela peut aggraver la progression de la maladie et l’intensité des symptômes.
Les aliments riches en graisses à limiter :
- Viandes rouges et charcuteries
- Plats préparés et produits ultra-transformés
- Fritures
Conseils pratiquesComme alternative aux aliments riches en gras saturés, il est possible d’opter pour des viandes maigres et des aliments grillés, cuits au four, à l’étuvée ou bouillis. |
Lire aussi : Quels sont les différents stades de la maladie de Parkinson ?
Le sucre ajouté : un risque réel pour les personnes souffrant de Parkinson
Les pics de glycémie provoqués par le sucre raffiné sont néfastes quel que soit l’âge. Mais pour les personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, les conséquences sont plus problématiques. Consommé en excès, le sucre favorise l'inflammation et fatigue l’organisme, ce qui peut altérer l’état général des malades.
Les aliments à éviter
- Les sodas,
- Les pâtisseries industrielles
- Les céréales de petit-déjeuner très riches en sucre
- L'aspartame et les édulcorants de synthèse, dont l'impact sur le microbiote intestinal est encore discuté.
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Conseils pratiques Remplacez ces aliments sucrés par des fruits frais. Les baies (myrtilles, framboises) sont d'excellentes sources d'antioxydants. Pour sucrer vos boissons, pensez à ajouter une petite dose de miel plutôt qu’une cuillère de sucre. |
Alcool, caféine et excitants : prudence renforcée pour les malades de Parkinson
Bien que le café ait parfois un effet protecteur pour prévenir la survenue de la maladie de Parkinson, une fois que celle-ci se déclare, les excitants peuvent devenir problématiques. En effet, consommer de façon excessive de la caféine ou des substances stimulantes peut exacerber l'anxiété et aggraver les tremblements.
Les aliments à éviter en cas de Parkinson
- L'alcool peutaggraver les troubles de l'équilibre et interagir de manière imprévisible avec les traitements. Il perturbe aussi le sommeil, qui est déjà bien souvent fragile chez les malades.
- La caféine et la nicotine peuvent, chez certaines personnes, accentuer les tremblements et l'anxiété.
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Conseils pratiques |
Lire aussi : Peut-on rester vivre à domicile avec la maladie de Parkinson ?
Aliments durs, secs ou friables : des risques d’étouffement chez les patients atteints de Parkinson
Avec l'évolution de la maladie, les muscles de la gorge ont tendance à s’affaiblir ce qui peut entraîner des troubles de la déglutition (dysphagie). Résultat : certains aliments peuvent provoquer des fausses routes.Il est donc impératif d’adapter la texture des plats aux capacités de déglutition de la personne âgée.
Les aliments à éviter en cas de Parkinson
Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, la force de mastication diminue et le réflexe de déglutition peut être ralenti, ce qui aggrave le risque d’étouffement. Il faut donc éviter de consommer :
-
- Les aliments secs et friables : biscottes, pain grillé, feuilletés (type bouchées à la reine), biscuits secs, gressins, chips.
-
- Les aliments durs et fibreux : viandes rouges filandreuses (steak, rôti trop cuit), crudités dures (carottes crues, céleri-branche), croûtes de pain, noix et amandes entières.
-
- Les aliments à "doubles textures" : soupes avec des morceaux (type minestrone), céréales dans le lait, fruits très juteux comme l'orange ou la pastèque (le jus part au fond de la gorge pendant que la personne âgée mâche encore la fibre).
-
- Les aliments collants ou pâteux : pain de mie blanc frais (qui forme une boule collante), riz blanc très cuit et collant, bananes pas assez mûres, bonbons mous ou caramel.
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Conseils pratiques Pour limiter les risques d’étouffement, privilégiez :
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Tableau récapitulatif des aliments à éviter et à privilégier en cas de Parkinson
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Catégorie d'aliments |
À limiter ou éviter |
À privilégier |
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Graisses |
Beurre, friture, graisses saturées |
Huile de colza, noix (Oméga-3) |
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Protéines |
Consommation massive au déjeuner |
Répartition équilibrée, légumineuses |
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Sucres |
Bonbons, sodas, biscuits |
Fruits frais, miel (modération) |
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Boissons |
Alcool, boissons énergisantes |
Eau, tisanes, bouillons de légumes |
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Textures |
Aliments secs, friables, durs |
Plats fondants, purées, veloutés
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Comment prévenir la maladie de Parkinson ?
Quelques conseils pratiques avec le Dr Zrihen.
Médicaments Parkinson et alimentation : quel est le bon timing ?
L’alimentation peut avoir un impact direct sur les traitements médicamenteux pris par les personnes atteintes de Parkinson. La lévodopa par exemple, qui est le traitement de référence, utilise la même "porte d'entrée" que les protéines pour atteindre le cerveau.
Si vous consommez une grande quantité de protéines (viande, poisson, œufs, fromage) au moment où vous prenez votre traitement, il peut perdre en efficacité.
Il est donc conseillé de prendre ses médicaments à heure fixe, 30 minutes avant le repas ou 1h30 heures après.
Bien souvent, les médecins recommandent de réserver les protéines pour le soir pour permettre aux patients de profiter pleinement de l’efficacité de leur traitement en journée et avoir une meilleure motricité.
Lire aussi : Quels sont les nouveaux traitements de la maladie de Parkinson ?

Parkinson : comment lutter contre la constipation et la déshydratation ?
La constipation est l'un des troubles non-moteurs les plus fréquents chez les personnes atteintes de Parkinson. Elle est due au ralentissement du transit intestinal lié à la maladie et à certains effets secondaires des médicaments.
Concrètement, il est conseillé de :
- Boire de l'eau tout au long de la journée, même sans soif.
- Intégrer aux repas des légumineuses (lentilles, pois chiches) si elles sont bien tolérées, et des céréales complètes.
- Pratiquer une activité physique même légère. Cela aide le transit à rester actif.
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À savoir Toutes les personnes atteintes par la maladie de Parkinson ne réagissent pas de la même manière. Ce qui fonctionne pour l'un peut être moins adapté pour l'autre. Un diététicien ou un nutritionniste, en lien avec votre neurologue, peut établir un menu qui vous plaît tout en maximisant l'efficacité de votre traitement à la levodopa. |
Prévenir la dénutrition chez les personnes atteintes de Parkinson : un enjeu de poids
Dépression, perte d'odorat, fatigue liée aux mouvements involontaires sont autant d’éléments qui contribuent à la perte d’appétit des malades. Or, la dénutrition est un cercle vicieux qui affaiblit l'organisme face à la maladie.
Quels conseils pour prévenir la dénutrition
- Faire plusieurs petits repas dans la journée plutôt que trois grands plats.
- Enrichir vos préparations avec de l'huile d'olive ou de colza (riches en bons acides gras) pour augmenter l'apport calorique sans augmenter le volume.
- Favoriser une ambiance de vie conviviale lors des repas pour stimuler l'envie de manger.
Pourquoi l'alimentation influence-t-elle la maladie de Parkinson ?
De nombreux chercheurs s'intéressent désormais au lien entre le système digestif et le cerveau.
Le microbiote au centre de nouvelles études
Sous la direction de la neurologue Silke Appel Cresswell, des chercheurs de l’Université de Colombie Britannique ont démontré que chez les patients atteints de Parkinson, le microbiote intestinal est différent de celui des personnes en bonne santé. L’équipe explore actuellement l’hypothèse selon laquelle un déséquilibre de la flore intestinale pourrait jouer un rôle dans l’apparition des symptômes de la maladie.
Par ailleurs, lorsque la digestion se fait mal ou que le transit est ralenti, les traitements médicamenteux peuvent être moins efficaces. Il ne s'agit donc plus seulement de "bien manger", mais de mettre en place une véritable stratégie nutritionnelle pour soutenir l'organisme.
L'importance des nutriments protecteurs et des antioxydants
La maladie de Parkinson est étroitement liée au stress oxydatif, qui accélère la destruction des neurones producteurs de dopamine et aggrave ainsi les symptômes moteurs. Pour contrer ce phénomène, on privilégiera des aliments riches en antioxydants, comme les vitamines C, E et le sélénium, que l'on retrouve abondamment dans les fruits colorés et les légumes verts.
Les oméga-3 participent au bon fonctionnement du cerveau et pourraient avoir un effet protecteur, même si leur rôle précis dans la maladie de Parkinson reste encore à l’étude.
Le fait de limiter la consommation de certains aliments néfastes pour l’organisme peut donc contribuer de façon significative à préserver les fonctions cognitives sur le long terme. Chez les personnes atteintes de Parkinson, cela peut se favoriser un meilleur état général et une optimisation de l’efficacité des traitements.
À savoir pour les proches aidantsN'hésitez pas à utiliser des aides techniques (couverts adaptés, verres à découpe nasale) pour faciliter la consommation des aliments. L'objectif est que le moment du repas reste un plaisir et non une épreuve, car la santé mentale de votre proche âgé est tout aussi importante que sa santé physique. |
FAQ : Vos questions sur l'alimentation et Parkinson
Quels sont les légumes à privilégier pour limiter le risque d'aggravation des symptômes de la maladie de Parkinson ?
Les légumes verts à feuilles (épinards, brocolis) et les légumes colorés (poivrons, aubergines, potiron, haricots verts…) sont de bons alliés du cerveau. Ils sont riches en antioxydants et en fibres ce qui contribue à réduire la constipation, un symptôme dont souffrent souvent les personnes âgées atteintes de Parkinson.
Est-ce que le sel peut aggraver les symptômes de la maladie de Parkinson ?
Une consommation excessive de sel n'impacte pas directement les tremblements, mais elle aggrave la rétention d'eau et l'hypertension. Chez une personne âgée, cela augmente le risque de troubles cardiovasculaires qui, par effet rebond, peuvent affaiblir son état de santé général.
Pourquoi faut-il limiter les protéines lors de certains repas ?
Le rôle des protéines est complexe. Elles sont nécessaires pour les muscles, mais elles entrent en compétition avec la levodopa. Si vous mangez des plats trop riches en viande ou fromage au déjeuner, vous risquez de diminuer l'efficacité de vos médicaments pour l'après-midi. Demandez conseil à votre neurologue pour connaître le meilleur moment pour la prise de vos médicaments.
Quels plats sont les plus adaptés en cas de troubles de la déglutition ?
Pour une personne ayant des difficultés de déglutition, il est recommandé de consommer des plats mijotés, des flans de légumes ou des purées lisses sont une solution adaptée. Cela réduit le risque de fausse route tout en maintenant une bonne alimentation. Pensez aussi aux sauces qui permettent de rendre les plats plus faciles à avaler.
Quel est le rôle des oméga-3 dans le régime Parkinson ?
Les oméga-3 ont un rôle neuroprotecteur. Ils aident à réduire l'inflammation cérébrale qui favorise la progression de la maladie. On les trouve notamment dans les poissons gras et certaines huiles végétales comme l’huile d’olive.
Sources :
https://www.parkinson.ca
https://lactualiteparkinson.com
https://www.franceparkinson.fr
Par l'équipe rédactionnelle de Retraite Plus
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