Maison de retraite Parkinson : comment choisir un hébergement adapté ?
Accueil >
Maison de retraite > Les différents types d'hébergement pour seniors
Une maison de retraite Parkinson dispose de toutes les ressources humaines et matérielles pour prendre en charge les résidents atteints de cette maladie neurodégénérative. L'admission au sein de ces établissements se fait au regard du stade de la maladie et du niveau d'autonomie de la personne âgée. Mais comment reconnaître un établissement réellement formé à Parkinson ? Quels critères vérifier avant de choisir ? Comment se déroule la prise en charge au quotidien, et quelles aides financières permettent d'alléger le coût d'un hébergement adapté ?

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson et comment évolue-t-elle au quotidien ?
La maladie de Parkinson altère aussi bien les fonctions motrices et cognitives du malade et aboutit à une dépendance totale. Selon l’association France Parkinson, plus de 250 000 personnes souffrent de cette maladie dans l’hexagone.
Quels sont les symptômes moteurs et non-moteurs de la maladie de Parkinson ?
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui résulte de la destruction progressive des neurones produisant la dopamine, la molécule qui contrôle nos mouvements.
On distingue deux types de symptômes :
-
Les symptômes moteurs : tremblements de repos, lenteur des mouvements (bradykinésie), rigidité musculaire, troubles de l'équilibre et de la marche.
-
Les symptômes non-moteurs : troubles du sommeil et de l'odorat, troubles digestifs et de la déglutition, anxiété, troubles cognitifs à un stade avancé.
Ces symptômes s'aggravent progressivement au fil du temps. Dans les derniers stades, le malade a besoin d’un accompagnement permanent.
Quels sont les 5 stades de la maladie de Parkinson ?
Pour évaluer l'évolution de la maladie, les médecins utilisent un repère simple en 5 étapes (appelé l'échelle de Hoehn et Yahr).
-
Stade 1 : les symptômes se manifestent d’un seul côté, la gêne est minime dans la vie quotidienne.
-
Stade 2 : l’atteinte est bilatérale mais pas de trouble de l'équilibre.
-
Stade 3 : des troubles de l'équilibre apparaissent avec un risque de chute. L’autonomie est encore préservée pour l'essentiel.
-
Stade 4 : ladépendance est importante. Une aide est nécessaire pour la plupart des gestes du quotidien.
-
Stade 5 : la perte d'autonomie est complète. La personne est confinée au fauteuil ou au lit.

Quand faut-il envisager une maison de retraite pour un proche atteint de Parkinson ?
L'entrée en établissement spécialisé Parkinson est généralement envisagée à partir des stades Parkinson 3 ou 4, lorsque :
-
Les chutes se multiplient : la personne âgée a de plus en plus de mal à garder l’équilibre et les risques de chute sont importants.
-
L'aidant est épuisé : la charge qui pèse sur ses épaules a un impact sur sa santé physique et psychologique.
-
Des troubles associés complexes apparaissent : le malade a de plus en plus de difficultés à avaler (dysphagie), les réveils ou l'agitation pendant la nuit deviennent difficiles à gérer à la maison.
-
Les troubles cognitifs ou comportementaux s’intensifient : les pertes de mémoire, la confusion ou la désorientation sont de plus en plus sévères et nécessitent une vigilance permanente.
|
À retenir La décision d’entrée en établissement n'est pas forcément liée à l’âge. Elle dépend surtout du stade de la maladie de Parkinson et du niveau de dépendance (GIR) que l’on mesure avec la grille AGGIR. Si la situation à domicile se dégrade rapidement, une entrée en urgence reste possible. |
Lire aussi : Vivre chez soi avec la maladie de Parkinson
Quels types de maisons de retraite accueillent les personnes atteintes de Parkinson ?
Plusieurs types d’accueil sont possibles pour les personnes âgées atteintes de Parkinson.
Qu'est-ce qu'un EHPAD spécialisé dans la prise en charge de Parkinson ?
En théorie, tous les EHPAD sont en mesure d’accueillir des personnes âgées souffrant d’une maladie neurodégénérative. Cependant, certains d’entre eux sont mieux équipés pour répondre aux besoins spécifiques des malades.
On y trouve un mobilier adapté, pensé pour limiter les risques de chute et une équipe médicale pluridisciplinaire, spécialisée dans la gestion des troubles moteurs et cognitifs (médecin coordonnateur, infirmiers, aides-soignants…).
Lire aussi : Où héberger une personne atteinte de Parkinson ?
Que sont les unités dédiées aux maladies neuro-évolutives ?
Certaines maisons de retraite médicalisées disposent d'une unité ou d'un pôle spécifiquement dédié aux maladies neuro-évolutives (Parkinson, Alzheimer, maladie à corps de Lewy…).
Il peut s’agir d’une Unité de Vie Protégée (UVP) pour les troubles modérés ou d’une Unité d’Hébergement Renforcée (UHR) pour les stades plus avancés.
Comment choisir la bonne maison de retraite pour un proche atteint de Parkinson ?
Comment savoir vers quelle maison de retraite orienter votre proche âgé atteint de Parkinson ?
Comment vérifier que l'équipe soignante est formée à Parkinson ?
Lorsque vous visiterez l’établissement, renseignez-vous sur l’équipe médicale. Dans l’idéal, elle doit notamment inclure un psychomotricien, un kinésithérapeute et un neurologue référent.
Demandez également à l’équipe comment sont gérés les troubles du comportement ainsi que les troubles moteurs et non moteurs (blocages moteurs, troubles de la déglutition) ainsi que sur les protocoles en place en cas de chute.
Quelles activités physiques et thérapies complémentaires rechercher ?
La prise en charge des symptômes moteurs repose sur des séances régulières de rééducation. Cela permet de lutter contre la rigidité musculaire et la lenteur des gestes.
Pour que la prise en charge de votre proche âgé soit optimale, les maisons de retraite doivent proposer :
-
Des séances de kinésithérapie et de psychomotricité adaptées à Parkinson
-
Des activités physiques douces (marche, gymnastique, équilibre)
-
Un accompagnement orthophonique en cas de troubles de la parole ou de la déglutition
-
Un suivi psychologique pour le résident et, si besoin, pour les proches aidants
Comment évaluer la sécurité et l'accessibilité de l'établissement ?
Lorsqu’ils évoluent dans un environnement sécurisé, les malades ont moins peur de chuter et sont donc plus enclins à se déplacer ce qui favorise le maintien de l’autonomie.
Dans les maisons de retraite spécialisées Parkinson, tout est pensé pour leur bien-être :
-
Des espaces faciles à vivre : des couloirs larges, très bien éclairés et sans obstacle pour circuler sans crainte.
-
Des repères rassurants : des barres d'appui sont installées dans des zones stratégiques (couloir, salles d’eau..) et les sols sont équipés de revêtements antidérapants pour éviter les glissades.
-
Un mobilier et une signalétique adaptés : des assises à bonne hauteur pour faciliter le lever, des contrastes de couleurs pour mieux se repérer et des parcours de marche en boucle pour faciliter la déambulation en toute sécurité.
Pourquoi la proximité géographique avec la famille est-elle importante ?
Même si, au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, la communication devient de plus en plus compliquée à établir avec le malade, les visites restent très importantes pour lui. En effet, malgré sa difficulté à s’exprimer, il ressent toujours les émotions positives comme négatives et la présence des proches lui apporte un véritable réconfort.
C’est pour cette raison qu’on privilégiera, dans la mesure du possible, un établissement facilement accessible, dans une zone bien desservie par les transports, pour faciliter les visites régulières des proches.
Comment se passe la prise en charge quotidienne en maison de retraite Parkinson ?
À l'arrivée du nouveau résident, l’équipe médicale réalise un premier bilan afin de pouvoir adapter l'accompagnement aux besoins du malade.
Quel suivi médical et paramédical est proposé ?
Dès l’entrée en établissement, l'équipe médico-sociale réalise un bilan à l'aide de l'échelle UPDRS et de la grille AGGIR, afin de déterminer le niveau d'autonomie du résident et les soins à mettre en place. Ce suivi est ensuite réévalué régulièrement pour ajuster les soins, les traitements, et l’accompagnement à l’évolution de la maladie.
Comment l'équipe accompagne-t-elle les gestes du quotidien ?
Les aides-soignants aident la personne âgée à faire sa toilette, à s’habiller et à prendre ses repas, en tenant compte de la lenteur des mouvements et des éventuels troubles de la déglutition. Si nécessaire, la texture des repas est adaptée pour limiter les fausses routes.
Comment financer une maison de retraite pour Parkinson ?
Plusieurs aides publiques permettent de réduire le reste à charge d'un séjour en établissement spécialisé.
Quelles aides financières existent (APA, ASH, aides fiscales) ?
Plusieurs aides peuvent réduire le coût d’un séjour en maison de retraite Parkinson :
-
L’APA en établissement : elle est destinée aux résidents de 60 ans ou plus classés en GIR 1 à 4. Hors départements expérimentateurs de la nouvelle tarification*, elle contribue à financer une partie du tarif dépendance de l’EHPAD. Son montant dépend notamment du niveau de perte d’autonomie et des ressources du résident.
-
L’ASH (aide sociale à l’hébergement) : elle peut prendre en charge tout ou partie du tarif hébergement lorsque les ressources du résident sont insuffisantes à condition que l’EHPAD soit habilité à l’aide sociale. Une participation peut être demandée aux obligés alimentaires.
-
Les aides au logement (APL ou ALS) : selon le statut de l’établissement et les ressources du résident, elles peuvent contribuer à financer une partie du tarif hébergement.
-
La réduction d’impôt : les frais d’hébergement et de dépendance restant à la charge du résident peuvent, sous conditions, ouvrir droit à une réduction d’impôt.
|
*À noter : une réforme de tarification est en cours Depuis le 1er juillet 2025, 23 départements expérimentent la fusion des financements « soins » et « dépendance » dans les EHPAD. Dans les établissements concernés, l’APA en établissement est supprimée au profit d’un forfait global unique. La participation du résident est remplacée par une participation forfaitaire de 6,16 € par jour en 2026, quel que soit son niveau de dépendance. L’expérimentation doit faire l’objet d’une évaluation avant une éventuelle généralisation en 2027. |
Quel est le coût moyen d'un hébergement adapté à Parkinson ?
Selon les dernières données disponibles de la CNSA, publiées en 2026 (portant sur les prix pratiqués en 2024), le coût moyen d’une chambre seule en EHPAD s’élève à 3 128 € par mois dans les établissements non habilités à l’ASH, contre 2 164 € dans les établissements habilités à l’aide sociale à l’hébergement. Ces tarifs incluent l'hébergement et la prise en charge de la dépendance. Ces prix varient par ailleurs sensiblement selon la région et le statut de l'établissement.
Quelles démarches administratives effectuer pour obtenir ces aides ?
|
Aide |
Où faire la demande ? |
Quand et comment ? |
|
APA en établissement |
Auprès de l’EHPAD, qui indique les formalités à accomplir |
Après le choix de l’établissement. Le conseil départemental attribue et verse l’aide. |
|
ASH |
Auprès de la mairie ou du CCAS |
Le dossier est ensuite transmis au conseil départemental. Chaque département possède son propre formulaire. |
|
APL ou ALS |
Auprès de la CAF ou de la MSA |
La demande peut être effectuée dès l’entrée en établissement. L’EHPAD peut fournir les documents nécessaires. |
|
Réduction d’impôt |
Auprès de l’administration fiscale |
Les dépenses éligibles sont déclarées lors de la déclaration annuelle de revenus. |
|
À savoir
|
Comment Retraite Plus vous accompagne dans votre recherche ?
Depuis 2005, Retraite Plus aide les familles à identifier rapidement un établissement adapté aux besoins spécifiques de leur proche âgé.
Sur quel réseau d'établissements partenaires Retraite Plus s'appuie-t-il ?
Retraite Plus s'appuie sur un réseau national d'EHPAD partenaires, dont certains disposent d'un personnel formé à la prise en charge de la maladie de Parkinson et d’autres maladies neuro-évolutives.
Comment se déroule l'accompagnement de Retraite Plus de A à Z ?
Retraite Plus accompagne les familles à chaque étape de la recherche, avec un conseiller dédié qui prend le temps de comprendre les besoins et les priorités de la personne âgée et de ses proches.
-
Évaluer les besoins : niveau d’autonomie, état de santé, localisation souhaitée, budget, prestations recherchées et délai d’entrée.
-
Sélectionner les établissements adaptés : le conseiller s’appuie sur une base de plus de 2 000 établissements partenaires pour proposer des solutions correspondant aux critères définis.
-
Comparer les solutions : en tenant compte des tarifs, disponibilités, niveau de médicalisation, services proposés et conditions d’hébergement requises par la personne âgée et sa famille.
-
Organiser les visites : Retraite Plus peut planifier les rendez-vous dans les établissements retenus, en fonction des disponibilités de la famille.
-
Faciliter les démarches : le conseiller peut informer sur les aides financières susceptibles de réduire le coût du séjour en établissement.
-
Rester disponible jusqu’à l’entrée : le même conseiller suit la famille tout au long de ses démarches et reste disponible pour répondre à ses questions.
Cet accompagnement est entièrement gratuit pour les familles, quel que soit le temps consacré aux échanges avec le conseiller.
|
À savoir Un placement d'urgence en EHPAD Parkinson peut parfois s'avérer nécessaire. Les conseillers Retraite Plus sont formés à ce type de situation : n'hésitez pas à les contacter au numéro vert 0 800 941 340, service gratuit pour les familles. |
Questions fréquentes
Oui, tant que l'autonomie le permet et qu'un aidant ou un service d'aide à domicile peut assurer un accompagnement suffisant. Le maintien à domicile devient plus difficile à partir du stade 3, lorsque les chutes et les troubles associés se multiplient.
Il n'existe pas de moment unique : le passage en établissement se décide au cas par cas, selon le niveau de dépendance (GIR), l'état d'épuisement de l'aidant et l'avis du neurologue référent. Il est toutefois conseillé d’anticiper la recherche avant la situation devienne urgente.
Les EHPAD peuvent accueillir des personnes atteintes de Parkinson à différents stades. Certains établissements disposent même d’équipes formées aux maladies neurodégénératives. Cependant, lorsque la maladie est très avancée et nécessite une surveillance médicale constante, une USLD (unité de soins de longue durée) peut être plus adaptée.
Il faut souvent quelques semaines pour que la personne âgée s’habitue à son nouveau lieu de vie. Même si elle est prise en charge par l’équipe de l’établissement dès son arrivée, les visites régulières de la famille restent indispensables pour faciliter son intégration.
Sources
- Institut Pasteur — Parkinson : symptômes, traitement, prévention
- Service public de l’autonomie — L’APA à domicile (mise à jour du 30/01/2026)
- Service public de l’autonomie — L’APA en établissement (mise à jour du 09/06/2026)
- Service public de l’autonomie — Ce qui change au 1er janvier 2026
- Service public de l’autonomie — L’aide sociale à l’hébergement (ASH)
- CNSA — Prix des EHPAD en 2024, données publiées en 2026