Malgré les dernières avancées médicales, il n'existe aujourd'hui aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson.
Ainsi, la prise en charge a pour but de corriger les symptômes, en particulier moteur et d'atténuer leurs conséquences sur la vie quotidienne et sociale du patient.
Actuellement, aucun médicament n'a démontré d'efficacité sur la progression de la maladie de Parkinson : il n'existe pas de traitement curatif.
Le traitement médicamenteux reste purement symptomatique (agissant sur les symptômes).
Le traitement le plus utilisé car le plus actif, est un traitement symptomatique
par la dopamine L-DOPA (précurseur de la dopamine qui est transformée en dopamine dans le cerveau) .
Les résultats sont bons mais l’efficacité est réduite au cours du temps (typiquement après 3 à 6 ans de traitement).
Ce médicament est le précurseur de la dopamine.
Il va être transformé en dopamine et utilisé par l’organisme.
Cette transformation se passe dans le système nerveux central mais aussi dans tout l’organisme car elle se fait par la dopa décarboxylase (enzyme présente dans tout le corps).
Dans la périphérie, cela crée des effets secondaires comme des nausées, des vomissements, etc.
Pour cette raison, ce traitement est couplé à un inhibiteur de la décarboxylase périphérique.
Cela permet de diminuer les effets secondaires tout en augmentant par 10 la disponibilité de la L-dopa au niveau du système nerveux central.
La L-dopa a une demi-vie (temps au bout duquel la molécule est à moitié éliminée de l'organisme) comprise entre 1h30 et 3h.
Les prises sont donc régulières et nombreuses pour maintenir le taux.
L’organisme est de moins en moins sensible au traitement ce qui entraîne une fluctuation rythmique et une dyskinésie.
La fluctuation rythmique apparaît en premier lieu car le médicament est moins efficace. Les symptômes peuvent être importants ou atténués.
Les prises de médicaments peuvent être rapprochés mais la dose augmentée entraîne les dyskinésies à l’origine des tremblements involontaires des membres.
À noter également l'utilisation de médicaments anti-cholinergiques permettant de traiter la rigidité et le tremblement mais aussi d'agonistes dopaminergiques dans le traitement au stade initial de la maladie de Parkinson.
Une alimentation riche en protéines peut réduire l'efficacité de la levodopa; ceci peut être contourné en ne consommant des protéines que le soir pour repousser l'apparition de symptômes dans une tranche horaire où le patient a moins besoin de les contrôler.
Cette médication est un bon moyen de traiter les symptômes, mais ne constitue pas un traitement de la maladie qui a pour source le déclin des neurones produisant la dopamine.Sur le même sujet :
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